Norman et sa famille, chez qui nous avions atterri de nuit et planté la tente après notre première étape kenyane, nous avaient promis que l’on se reverrait. Nous avons pris date pour une journée ensemble au bord du lac de Naivasha - notre planning est serré car nous devons rallier ensuite la Tanzanie où nous rejoignons Laura, la sœur de Robin.

La veille, Norman nous appelle « finalement on vient un jour plus tard, on vous fera faire un bout de route en voiture ! ». Cette opération semble tenir à cœur à Norman car il nous a proposé à plusieurs reprises de nous rejoindre en voiture sur notre trajet simplement pour nous avancer un peu. Nous acceptons sans nous faire prier ce jour de repos en plus.

Après la journée au bord et sur le lac, les vélos sont donc ficelés sur le coffre. Prière avant le départ : « Oh lord, fais en sorte que nous n’ayons pas d’accidents, que la police ne nous arrête pas, et que les vélos ne se décrochent pas du coffre, amen ». Ça fonctionne !

Sur la route Norman nous dit en passant « finalement on ne vous dépose pas sur la route ce soir : vous dormez à la maison, et demain on vous amènera en voiture vers la frontière. Comme ça on passe plus de temps ensemble ». Du vélo nous aurons tout le loisir d’en faire - nous acceptons sans discussion. Nous voilà de retour au nord de Nairobi.

Au matin nouvelle proposition « vous pourriez rester ici quelques jours et on vous amène directement à Arusha en Tanzanie ». Cette fois on se dit que ce serait quand même sympa de quitter le Kenya en vélo, qu’il faut que l’on réussisse à couper le cordon et voler de nos propres ailes.